Lundi le 14 octobre, de Mestia à Kobuleti – 259km

La nuit à Mestia était fraiche, il faisait 9° dans ma chambre au réveil et ça avait gelé à l’extérieur. Mais dès que le soleil se lève, le bonheur revient et la température s’adapte à ce qu’on aime.

Theo et moi faisons le chemin de retour et allons passer de 1 500 mètres au niveau de la mer.

Pour arriver au bord de la Mer Noir où nous prenons un peu de bon temps sur une terrasse.

Puis nous rejoignions nos amis français Camille et Elliot qui font du bénévolat pour aider une famille géorgienne/russe.

Nous passons un bon moment autour d’une table dans un restaurant géorgien, mangeons un khatchapouri et buvons quelques bouteilles de vin géorgien avec une bonne vodka pour le dessert.

Demain matin, Theo et moi passerons la frontière turque.

Hôtel Homey à Kobuleti

Dimanche le 13 octobre, de Koutaïssi à Mestia – 281km

Theo et moi nous sommes donnez rendez-vous à 10h15 devant la fontaine Colchis sur la place centrale de Koutaïssi pour rouler ces deux prochains jours ensemble. Aujourd’hui nous nous rendons dans les montagnes de Svanétie, plus précisément à Mestia, station d’altitude située à 1 500 mètres d’altitude.

Theo et moi nous faisons plaisir sur des petites routes en bon état et avec suffisamment de virages pour que nous soyons fatigués à notre arrivée. Depuis Mestia, nous effectuons encore une quarantaine de kilomètres aller et retour, en direction d’Ushguli, pour monter à presque 2 000 mètres et jouir de la vue.

Guesthouse Natali à Mestia

Samedi le 12 octobre, Koutaïssi

Aujourd’hui c’est pluie et orages pour toute la journée. Je décide de passer une journée tranquille à Koutaïssi même s’il n’y a pas grand chose à visiter.

J’avais prévu, pour aujourd’hui, de rouler dans les montagnes du Causasse jusqu’à Mestia. Les paysages sont très beau m’a-t-on dit et ce village se trouve à 1 500 mètres d’altitude. Je ferai ce trajet demain, par beau temps, avec Theo le lausannois, qui est arrivé cet après-midi à Koutaïssi.

J’attends que le pire soit tombé et vais visiter en début d’après-midi la Cathédrale de Bargrati. C’est samedi et il y a plusieurs mariages.

Vue sur la ville depuis la Cathédrale

Ensuite je marche jusqu’au centre où se trouve la fontaine Colchis et, après avoir pris quelques photos, me trouve une jolie terrasse pour déguster quelques douceurs géorgiennes. Je soupe avec Theo et nous planifions notre journée de demain.

Vendredi le 11 octobre, de Gori à Koutaïssi – 215km

J’adore les routes géorgiennes, elles sont en assez bon état avec de jolis virages et de beaux paysages.

Ce matin je commence par la visite du site archéologique de Ouplistsikhé situé à une dizaine de kilomètres de Gori. Je tombe sur des touristes mais arrive à survivre. La ville date de l’âge de fer et est taillée dans la roche.

Puis je retourne à Gori pour visiter le musée dédié à Joseph Staline. C’est impressionnant comme il est glorifié sans un mot sur les Goulags qu’il a fait créer et sur les plus ou moins vingt millions de personnes massacrées sous ses ordres. C’est bien le seul endroit visité durant mon périple où Staline est encore glorifié. Il est né à Gori ce qui explique. Il y a même son wagon spécial.

Je continue par la visite du Monastère de Kintsvissi perché au milieu d’une montagne.

Puis c’est 140 kilomètres de bonheur sur des chaussées intéressantes, au début secondaires puis à la fin une route principale sur laquelle il est possible d’ouvrir. La police est très présente dans les villes et villages mais nous laisse tranquille hors agglomérations.

Hôtel Green Town à Koutaïssi

Jeudi le 10 octobre, de Tbilisi à Gori via le col Djvari – 294km

Le grand service a fait du bien à ma Triumph. Elle tourne comme une moto neuve et respire à nouveau à pleins poumons. Le filtre à air était vraiment noir après 19 000 kilomètres comprenant des trajets hyper poussiéreux en Mongolie et en Asie centrale.

Aujourd’hui je me rends à Gori, lieu de naissance de Staline. Je visiterai le musée lui étant dédié demain matin. C’est bien le seul endroit par lequel je suis passé durant mon périple où Staline est encore positivement présent dans une majorité de mémoires. La vidéo du trajet.

Le trajet étant assez court, je vais faire un petit détour d’environ 200 kilomètres pour me rendre presque à la frontière russe et rouler sur de très jolies routes de montagne. Mais je m’arrête en premier à la forteresse d’Ananouri.

Je continue jusqu’à Gudauri où se trouve un monument de l’amitié entre la Géorgie et la Russie. C’est un super point de vue avec des dizaines de parapentistes qui tournent et enroulent. Ça me démange …

Je roule jusqu’au sommet du col Djvari où se trouve une grande source d’eau sulfureuse.

Puis je redescends par la même route pour effectuer les derniers 80 kilomètres jusqu’à Gori.

Guesthouse Nukri à Gori

Mercredi 9 octobre, Tbilisi – 31km

Je prends un peu de bon temps ce matin et me rends pour midi à la Place de la Liberté pour faire un « City Tour on Foot » de 3 heures et demi. Elliot et Camille participent également. Quelques photos de la vieille ville et de toutes ces anciennes maisons. Jusqu’à seize familles vivent dans une maison et c’est souvent une ambiance de fête. Avant l’arrivée du communisme ces maisons étaient des résidence pour une seule famille bourgeoise.

Puis nous continuons notre ballade jusqu’aux bains de souffre qui sont à l’origine de Tbilisi.

Elliot, Camille et Theo

Puis repas sympa avec les trois. J’espère les revoir, des jeunes très ouverts et intéressants.

Mardi le 8 octobre, Tbilisi – 12km

J’amène ma moto chez Rushmore Motorcycle pour 10 heures. C’est un trajet de 12 kilomètres qui me prendra 30 minutes à travers les embouteillages. Nous discutons un bon moment, ils sont très sérieux et sympathiques. Ma Triumph sera prête demain en fin de matinée.

Donc j’ai tout mon temps et vais rester une troisième nuit à Tbilisi. Je vais me balader tranquillement, en profitant des terrasses, dans les ruelles de la vieille ville.

Les Géorgiens semblent très croyants. Beaucoup font un signe de la croix chaque fois qu’ils passent devant une église. Même mon chauffeur de taxi les faisait en conduisant.

Et, bien sur, quelques photos de bâtiments et monuments.

En fin de journée je me rends au parc botanique en télécabine. Il surplombe la ville et je me fais plaisir avec mon appareil de photo.

Puis j’ai rendez-vous pour boire un verre avec Theo, le lausannois rencontré hier, et un couple de jeunes français, Elliot et Camille. Ce couple voyage durant plus de six mois pour faire du volontariat dans des écoles ou des camps de jeunes. Ils ont également passé cinq semaines au Kirgistan dont une bonne partie pour enseigner des rudiments d’anglais à des propriétaires de yourtes pour touristes. Assez génial !

Lundi le 7 octobre, de Balaken à Tbilisi – 323km

Les quelques kilomètres jusqu’à la frontière sont vite franchis. La sortie de l’Azerbaïdjan est très rapide, le douanier me demande uniquement si j’ai de la drogue. Je lui réponds par la négative et c’est terminé après deux tampons. Cependant le serveur des douanes géorgiennes est en panne et je poirote une demi-heure. Coup de chance, Theo, un jeune lausannois, arrive avec sa Suzuki 650 mono cylindre. Nous passons la frontière, payons CHF 3.50 pour une RC géorgienne valable 15 jours et continuons notre route. Après une quarantaine de kilomètres nous nous séparons, Theo est pressé de se rendre à Tbilisi pour trouver des nouveaux pneus. Ses Continental TKC70 ont presque 20 000 kilomètres et ressemblent à des slicks. De mon côté j’ai le temps et choisis le chemin des écoliers. Bon choix, les routes sont parfaites et les virages superbes. Je vais même me faire un trajet d’une soixantaine de kilomètres avec que des virages et seulement deux ralentissements pour des traversées de villages. La vidéo du jour.

Je traverse le village de Sighnaghi pour me rendre au monastère de Bodbe.

Je continue ma route, en me faisant plaisir dans les virages, pour me rendre et visiter l’Académie d’Ilkalto.

La journée se termine par une centaine de kilomètres pour rejoindre Tbilisi. La traversée de cette capitale prend du temps, le trafic est dense et les routes en travaux se suivent.

En arrivant à l’hôtel, ma moto et moi venons de franchir 34 988 kilomètres depuis notre départ. Et demain c’est un grand service pour la Triumph avec changement des pneus. Le garage Rushmore Tbilisi est le spécialiste motos de Géorgie. Il est agent pour BMW, Harley, Triumph et bien d’autres. A ce jour ma moto n’a toujours pas consommé une seule goutte d’huile et je n’ai toujours pas crevé. Et une belle trace pour les amoureux de Garmin.

Boutique Hôtel Tekla Palace à Tbilisi. Il est situé en plein centre, avec parking privé, tout ça pour un prix plus que raisonnable.

Dimanche le 6 octobre, de Ismayilli à Balaken – 276km

Départ de Ismayilli pour me rendre en premier à Qabala. Fondée il y a
1 800 ans, c’était la capitale de l’Albanie du Caucase. Mais rien de bien spécial à voir. Puis je continue pour Kish, très joli petit village avec de belle ruelles en pierres, où se trouve une église albanaise.

Je m’arrête ensuite à Shaki qui abrite, dans sa forteresse du XVIIIe siècle, le magnifique palais des Khans, avec un bon joueur de flute.

Je termine le trajet de ce jour par de très jolies routes avec virages, pour me rendre à Balaken, ville située à moins de 20 kilomètres de la frontière avec la Géorgie. La vidéo du jour avec quelques photos.

Hôtel Gul Bakery Kafe Qubek à Balaken.

Samedi le 5 octobre, de Bakou à Ismayilli via Lahidj – 238km

Comme promis, petite virée à moto dans les rues de Bakou. Je me suis permis une petite accélération devant les stands et ligne de départ du Grand Prix de F1 d’Azerbaïdjan, mais ai dû lâcher les gaz rapidement à cause d’une voiture. Quelques photos de Bakou et la vidéo du jour.

Puis départ pour le village médiéval de Lahidj, situé à 1 211 mètres. Que des belles routes avec des jolis virages, quel bien ça fait ! C’est très beau avec toutes les maisons en pierre de taille. Depuis des siècles, de nombreux artisans produisent divers objets en métal, armes blanches gravées, pots, vaisselle en cuivre, etc… La majorité de la population de Lahidj est composée du peuple Lahidji ayant des origines iraniennes.

La route pour se rendre à l’Lahidj passe dans une belle gorge. Mais il ne faut pas se rater dans les virages, ce ne sont pas les glissières de sécurité qui risquent de faire mal.

Je continue pour Ismayilli où je vais passer la nuit à l’hôtel Ismayilli.

Vendredi le 4 octobre, Bakou et ses environs

Je me joins à une excursion en minibus pour une visite de Bakou et surtout de ses environs. Bakou est un peu la Monte-Carlo de la mer Caspienne, beaucoup de richesses et magasins de luxe ainsi que des bâtiments pompeux, ancien et nouveau styles. Je n’ai pas beaucoup photographié ces bâtiments, demain en partant je ferai un petit tour en moto avec la GoPro allumée.

Nous prenons la route pour Gobustan, lieu célèbre pour ses grottes et ses fresques anciennes. Certaines ont plus de 14 000 ans.

Puis nous nous rendons aux Mad volcanos. Un peu moins de 800 sont répartis dans le monde dont la moitié en Azerbaïdjan.

Ci-dessous une vidéo des Mad volcanos et des Flame towers

Nous terminons la visite avec le temple du feu et Yunar Dag où le méthane sort de terre et flambe. D’après le guide, toute la colline était en feu dans les années 1970.

Quelques photos de Bakou sur le chemin du retour avec son fameux bâtiment Heyder Aliyev Center.

Et enfin Bakou by night avec ses trois Flame Towers

Jeudi le 3 octobre, Bakou

Ma moto, mon appareil de photos Sony et ma GoPro sont en pause aujourd’hui. De mon côté, je me suis reposé puis j’ai été faire une petite ballade sans équipement à « prendre des souvenirs ». Demain j’irai visiter Bakou sérieusement.

Et aujourd’hui est un jour spécial …
c’est le 32ème anniversaire de mariage de Susanne et moi.
A ceux qui lisent ce message, envoyer lui un email pour la féliciter de m’avoir supporté aussi longtemps. Son adresse est :

s.schneider-weis@bluemail.ch

Merci d’avance et à demain pour de nouvelles aventures.

Mercredi le 2 octobre, de Makhatchkala à Bakou – 445km

J’entame ma dernière ligne droite en Russie pour me rendre à Bakou, en Azerbaïdjan. La route est superbe, comme les paysages. Je m’arrête rapidement à Derbent. C’est la ville la plus ancienne de l’actuelle fédération de Russie. Les premiers établissements urbains y apparurent à l’Âge de bronze, à la fin du IVe millénaire av. J.-C. La ville est mentionnée sous le nom de « Portes Caspiennes » au VIe siècle av. J.-C. L’ensemble de la Citadelle fait partie des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO. Quelques photos du bord de mer et de la forteresse.

Et deux panoramiques de la vue sur la ville et la mer Caspienne depuis la forteresse.

Puis passage de frontières. Je tombe sur un douanier russe très zélé, il m’a fait ouvrir et vider toutes mes affaires. Une heure de perdue. Heureusement que du côté de l’Azerbaïdjan ils sont moins méticuleux.

La vidéo du jour.

Hôtel Palace Renaissance à Bakou. Très bon hôtel avec grande chambre bien équipée pour CHF 51.- la nuit avec petit-déjeuner. Je vais rester deux ou trois nuits à Bakou, je suis un peu sur les rotules et vais prendre mon temps pour visiter.

Mardi le 1er octobre, de Astrakhan à Makhatchkala – 510km

J’entame le dernier mois de ce périple avec des sentiments mitigés. J’ai hâte de revoir mon épouse Susanne ainsi que nos trois filles et de partager de bons instants avec vous tous. Par contre cette aventure m’a beaucoup appris et marqué, ça va me manquer.

Je quitte Astrakhan en traversant la Volga une dernière fois lors de ce voyage. J’ai traversé les fleuves Volga et Oural voici trois mois, lors de mon trajet direction le Lac Baïkal, environ 1 800 kilomètres plus au nord. Je continue à rouler de 20 à 30 mètres sous le niveau de la mer, la mer Caspienne se situant à moins 27 mètres. Elle est le plus grand bassin d’eau fermé. La majorité la nomme mer et d’autres voudraient que ce soit le plus grand lac salé (pour des questions territoriales et de partage des ressources).

Courte vidéo et quelques photos du trajet.

Et mes premières photos de la mer Caspienne.

Makhatchkala est la capitale de la république du Daghestan, faisant partie de la Russie, qui est 20% plus étendue que la Suisse. C’est pour donner suite à une insurrection manquée au Daghestan, fomentée par des fondamentalistes musulmans venant de Tchétchénie, que la Russie a envahi cette dernière en 1999.

La police est également moins laxiste et plus tournée sur les pots de vin que dans le nord de la Russie et en Sibérie. J’ai dû payer 100 US$ à un policier ripou pour ne pas être dénoncé et risquer un retrait de permis. Ceci pour un simple dépassement de trois camions sur une ligne blanche à 120 km/h seulement. Faudra réduire les gaz demain, je n’ai plus beaucoup de dollars.

J’ai mangé ce soir dans un restaurant avoisinant l’hôtel. C’est assez génial, ils font tout eux-mêmes, depuis le pain jusqu’au fromage, dans des ateliers vitrés. De plus c’était excellent.

Hôtel Lord à Makhatchkala

Lundi le 30 septembre, de Atryaou à Astrakhan – 356km

Après un bon petit-déjeuner départ pour mes derniers kilomètres sur les routes kazakhs, 40 kilomètres de bonnes routes, 200 kilomètres de routes goudronnées avec des nids de poules, d’autruches et de Vorombes Titans pour finir avec 50 kilomètres de pistes caillouteuses ou terreuses jusqu’à la frontière. Je ne peux plus voir les routes kazakhes. Des centaines de pompe à tête de cheval (extraction du pétrole) jalonnent le parcours.

Les derniers kilomètres sont parcourus sur de bonnes routes russes et j’ai ressorti ma GoPro pour un petit film.

Le passage des douanes kazakh et russe ne prend qu’une petite heure, génial ! J’arrive à Astrakhan vers 17h00, parque ma moto, pose mes affaires dans ma chambre et vais me faire une petite ballade direction le Kremlin. Cette ville a donné son nom à l’astrakhan, une fourrure de jeunes agneaux de la race karakul. On y trouve également des magasins de caviar russe à chaque coin de rue. Quelques photos.

Hôtel Art à Astrakhan

Dimanche le 29 septembre, de Beïnéou à Atyraou – 435km

Aujourd’hui est la première fois depuis bien longtemps que je roule que sur de belles routes bien goudronnées, sans nids de poules et sans déviations « travaux ». C’est reposant et ça va plus vite. Durant presque tout le trajet, la route et la voie de chemin de fer sont proche l’une de l’autre et je regarde passer les trains de marchandises. Mais maintenant, après les dangers des vaches, moutons, chèvres et chevaux traversant la chaussée, ce sont les chameaux. Je me trouve, la majorité du temps, entre le niveau de la mer et moins 33 mètres.

La température a bien baissé, entre 16 degrés et 18 degrés. Plus besoin de transpirer. La vidéo du jour et quelques photos de ces chameaux devant des paysages arides.

La ville d’Atyraou est située au bord de la Mer Caspienne, à l’embouchure du fleuve Oural. Pour cette raison certains considèrent que cette ville se situe à cheval entre l’Europe et l’Asie, car le fleuve Oural qui traverse la ville, est la frontière naturelle délimitant les deux continents.

En 1979 fut découvert le gisement pétrolifère de Tenguiz, à 350 km au sud d’Atyraou. C’est le plus important gisement de pétrole découvert ces dernières années et il contient également d’importantes réserves de gaz naturel. C’est le sixième gisement mondial.

A part une mosquée, pas grand-chose à visiter, c’est une ville d’expats avec bars et restaurants.

Photo « volée » sur Internet. J’ai vu suffisamment de très belles et anciennes mosquées pour ne pas visiter celle-ci.

Hôtel ATB Grand à Atyraou

Samedi le 28 septembre, de Noukous à Beïnéou (Kazakhstan) – 532km

C’est une étape très longue, sans stations-services entre deux. J’ai effectué les pleins hier en fin d’après-midi et rempli en plus un sac à benzine de 7 litres. Je pars de Noukous avec presque 33 litres de benzine, j’aime mieux en avoir trop que pas assez. Les premiers 250 kilomètres sont effectués tambours battants, la route est excellente. La vidéo est courte, j’étais pressé de terminer la deuxième partie du voyage.

Puis je vois une moto arrêtée en bordure de route et m’arrête, on ne sait jamais. C’est Boris, un Français déjà croisé la semaine dernière, qui a un problème moteur avec sa moto portugaise AJP PR7 650 Enduro. Elle ne veut plus rien savoir et le pauvre est dépité. Un conducteur de voiture s’arrête également et nous indique qu’un hôtel-restaurant se trouve à une vingtaine de kilomètres. Donc je le remorque avec ma Triumph en faisant des pointes à 80 kilomètres à l’heure sur une excellente route. Nous trouvons cet hôtel et demandons s’ils connaissent un chauffeur de camion ayant une place pour une moto et allant à Beïnéou (260 kilomètres). Après une demi-heure c’est banco. Mais le chauffeur exige que la moto ne contienne plus de benzine car il veut la coucher dans un grand coffre entre les essieux. Nous nous exécutons et transférons la benzine dans deux de mes sacs à essence puis embarquons la moto. Mais il faudra encore enlever la roue avant pour que ça passe. Lorsque tout est terminé, je repars après deux heures passées avec Boris et termine le chemin jusqu’à la frontière entre les nids de poules, la route est bien dégradée.

J’arrive à la frontière de sortie d’Ouzbékistan, dépasse la file de voitures (ils sont d’accord, c’est normal là-bas) et sors du pays en quarante minutes. Puis je passe la frontière du Kazakhstan en une heure et demie et repars sous une forte pluie pour terminer les derniers cent kilomètres à la tombée de la nuit. Bienvenue au Kazakhstan, la route est en bonne partie excellente mais avec un goudron très foncé et sans marquage. De plus les conducteurs laissent les grands phares, une véritable partie de plaisir. Pour en rajouter une couche, j’ai dû me faire une déviation « travaux » dans du sable mou mouillé et une autre dans de la boue. Je suis enfin arrivé à neuf heures à l’hôtel, claqué et affamé. Mais j’ai repensé à Dimitry d’Almaty et étais heureux d’avoir pris tout mon temps pour aider quelqu’un qui en avait besoin.

Hôtel Zhibek Zholy à Beïnéou. Deux charmantes réceptionnistes m’accueillent, Almira et Salika. Almira me prépare à manger, simple mais bon. Riz, carottes, oignons et quelques morceaux de viande.

Vendredi le 27 septembre, de la Mer d’Aral à Noukous – 328km (en Toyota 4×4)

Debout à six heures trente pour admirer un lever de soleil sur la Mer d’Aral.

Même vidéo que hier pour ceux qui ne lisent pas quotidiennement.

Puis nous empruntons une autre route pour le retour et ne circulons presque plus dans le lit de mer.

Les dromadaires sont presque partout présents.

Et les champs de coton en arrivant à Noukous. Bon, ça donne du travail.

Jeudi le 26 septembre, de Noukous à la Mer d’Aral – 338km (en Toyota 4×4)

Mon chauffeur, Mohamad, vient me chercher à 08h30 à mon hôtel pour cette excursion de deux jours. Il ne parle pas bien l’anglais, juste ce qu’il faut pour me communiquer les points importants. Entre nous ça m’arrange bien, je n’aime pas trop les guides qui n’arrêtent pas et il a de la bonne musique dans son véhicule.

J’ai préparé une vidéo unique pour les deux jours de cette excursion.

Nous nous arrêtons à la sortie de Noukous pour visiter un mausolée et prendre quelques photos d’une ancienne forteresse avoisinante.

Puis en route pour Moynaq dans un paysage assez désertique.

Pour voir le fameux cimetière à bateaux. C’est bien la première fois que je plonge sur des épaves sans me mouiller. En 1960 la Mer d’Aral recouvrirait ces carcasses d’une bonne dizaine de mètres. J’ai eu une pensée pour le CSSV (Centre de Sports Subaquatiques Vevey) et le Tuesday Dive.

Et arrêt au musée sur le désastre de la Mer d’Aral. Le personnel est très accueillant.

Et enfin cent kilomètres de piste pour arriver au bord de la mer. Si rien n’est entreprit rapidement, elle n’existera plus dans 10 ans maximum. Elle a rétréci de 90 pour cent et sa profondeur maximale est passée de 66 mètres à 16 mètres. La salinité est similaire à la Mer Morte.

Arrivée à mon logement. J’ai la surprise d’hériter d’une yourte confortable avec un beau couché de soleil.

Mercredi le 25 septembre, de Khiva à Noukous – 201km

Départ direction le nord-ouest et la steppe désertique pour la semaine qui vient. Je me rends à Noukous, grande cité crée à l’époque de l’URSS, chef-lieu de la région du Karakalpakstan. Cette région est connue pour ses steppes désertiques et ses cultures de coton qui ont asséché la Mer d’Aral. La vidéo est courte, je n’avais pas beaucoup d’imagination aujourd’hui. Les trois photos montrent bien le paysage de cette région.

Je vais rester trois jours dans la région. Demain je prendrai part à une excursion de 2 jours pour me rendre au bord de cette fameuse mer et dormir sous tente sur son rivage. Il est déconseillé de s’y rendre seul à part si l’on désire se perdre ou s’embourber. Donc je vais faire le touriste en Toyota 4×4.

Quelques photos de Noukous et sa place centrale avec le musée Igor Savitsky. Il contient une collection d’œuvres d’artistes russes de la période d’avant-garde (entre 1918 et 1935). Ces œuvres ont été éloignées de Moscou ce qui permit d’éviter leur destruction voulue par Staline.
Il s’y déroulait un mariage avec un beau lâché de colombes.

Hôtel Jipek Joli Inn à Noukous. Cet hôtel est spécialisé pour les excursions dans la région. Ma moto y est bien garée pour les trois prochaines nuits, sur la terrasse fermée.